Rando - Repo - Groguigno


"Cap Vert - No Stress !" il parait que c'est la devise ici et je crois qu'on l'a plutôt bien respectée. Pour moi c'était les vacances : pas de blog, pas de journal de bord, pas de montre, et beaucoup de temps à consacrer à ce pays magnifique. A pied avec la tente sur le dos, rien de mieux pour prendre son temps dans ces paysages complètement impraticables en vélo. Cap Vert c'est très différent du Sénégal : bien que proche géographiquement de l'Afrique, c'est à mon avis beaucoup plus proche culturellement de l'Europe, l'influence portugaise est bien

présente.

Après avoir pris mon visa à l'atterrissage à Praia (c'est un truc et astuce à savoir : on peu prendre le visa sur place et il est beaucoup moins cher : 25€ au lieu de 45€ en France ou à Dakar), j'embarque à bord d'un taxi pour le centre ville. À ma surprise, le taxi semble neuf, le pare brise n'est même pas fissuré, la peinture n'est pas rayée, les vitres fonctionnent, ... ça change de Dakar ! En ville je retrouve Virgile arrivé deux jours plus tôt et avec qui je vais passer mon séjour au Cap Vert.

Les premiers jours, j'ai du mal à concevoir le fonctionnement de ce nouveau pays : il y a 10 îles (9 habitées), les transferts inter-îles sont assez coûteux (35€ entre l'île de Santiago et St Vicente en bateau) et long (22h pour ce voyage). Je ne connais pas bien les différents intérêts de chaque île mais il ressort clairement que l'île de San Antao est très jolie, très nature et très réputée pour la rando. Nous prenons donc des billets pour nous y rendre. C'est parti pour la rando, nouveau moyen de déplacement pour nous deux. Virgile à laissé son vélo dans un hôtel de Praia, moi à Dakar, nous prenons juste le minimum pour camper.

Nous passons les premiers jours dans les montagnes où nous croisons très peu de gens et pas un seul touriste. Notre principale difficulté est de gérer notre eau : avec cette chaleur nous en consommons plus qu'à vélo bien que nous pouvons en transporter moins et nous ne pouvons pas aller très loin pour nous ravitailler, contrairement au vélo. Au bout d'un ou deux jour, on commence à être au point et moins stresser de ce paramètre. On fait la rencontre de Cap Verdiens qui cultivent les flancs de la montagne à l'aide de terrasses. La communication n'est pas aisée, les gens ne parlent que Créole que nous ne parlons pas du tout. L'espagnol ne nous ai pas d'un grand secours, les mains, des bouts de mots et des dessins au sol nous aident. A ce jeu là, Virgile est beaucoup plus patient que moi : je m'énerve un peu de ne pas pouvoir communiquer.

Le peu de touristes qui empruntent ces sentiers sont accompagné de guides locaux. Nous sommes seul, alors nous nous perdons un peu et devant un passage qui nous semble trop dangereux nous rebroussons chemin pour contourner. Puis on décide de se lancer dans un sentier plus simple à repérer (notre excellente carte nous donne les difficultés des sentiers, difficultés physique, temps de parcours, difficulté à repérer le sentier lui même, ...) et qui semble très joli sur les photos au dos de la carte. Il sera physiquement éprouvant (1000m de dénivelé) mais le parcours est incroyable : un magnifique silence, un sentier fait de pierres volcaniques agencées de toute beauté et des pauses qui se prolongent pour admirer les panoramas


Nous sommes content d'arriver en haut où nous pensions ne trouver personne. Mais à notre surprise, un gars à creusé une maison dans un mont de coquillage. Cet homme nous explique qu'il y a une source d'eau à cet endroit, il nous ravitaille et demande à ce qu'on le photographie avec la sainte vierge :

A suivre dans un prochain billet...

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